Après avoir entendu les débats de ce soir, les différentes prises de position, j’en retire plusieurs convictions :
Le tracé rouge, ou tracé initial, définitivement inadapté, dangereux pour les populations et pour notre environnement, doit être abandonné, je devrais dire « une nouvelle fois abandonné », comme il l’a déjà été à 3 reprises.
Que dire des autres propositions ?
« Pas de tracé, pas d’autoroute » : je fais partie de ceux qui jugent que la Francilienne remplit bien son rôle là où elle est réalisée et que nous en avons besoin pour régler les difficultés de notre territoire et permettre à notre réseau local, notamment à la RN 184, de rester ou de redevenir des voies de desserte locale, à circulation modérée.
La requalification de la RN 184 doit se faire, mais pratiquement dans sa configuration actuelle.
- Le tracé violet, au nord de Cergy, ne règle pas nos problèmes locaux, ne déleste pas la RN 184 qui sera de plus en plus saturée, non seulement de voitures, mais de camions.
Seule issue à une telle décision : la RN 184 serait à terme requalifiée en 4 voies autoroutière à ciel ouvert. Cela est à l’inverse de l’objectif que nous poursuivons tous.
Ce tracé violet ou un passage autoroute au Nord de Cergy pourra être utile dans l’avenir mais c’est un autre sujet.
Rappelons, on ne le dira jamais assez, que d’après les chiffres du Maître d’Ouvrage, les populations impactées par les tracés violet ou bleu sont identiques et largement inférieures aux trois autres tracés.
- Le tracé noir qui transforme la RN 184 en autoroute à ciel ouvert en pleine forêt de Saint-Germain-en-Laye et le tracé vert qui réunit tous les inconvénients du rouge et du noir, sans protection réelle possible pour les populations :
Ces deux tracés qui, effectivement ont existé dans les années passées doivent être abandonnés, sans discussion aucune.
Je vous laisse conclure sur l’intérêt évident que représente le tracé bleu qui doit être sérieusement rediscuté, aménagé comme l’ont souligné plusieurs participants ; il doit faire l’objet de compléments d’étude, en tenant compte des avis motivés de tous ceux qui sont concernés.
Son tracé doit être précisé, complété, doit s’écarter encore plus des populations, ce qui est largement possible.
Ce tracé peut être réalisé rapidement.
Ce tracé doit être le tracé du plus grand consensus.
En conclusion, il nous reste 108 jours avant le 8 juillet, date de la clôture du débat public. 108 jours, c’est court. C’est la raison pour laquelle, je pense que si nous voulons vraiment faire en sorte qu’il n’y ait plus aucune chance de voir se décider le tracé rouge, le tracé, volontairement appelé « Historique » par certains comme s’il était définitivement ancré dans notre territoire, alors, il est indispensable que vous tous, vous vous exprimiez pour le meilleur choix possible : le tracé d’un consensus possible !
Pour cela, la CPDP donne à chacun d’entre vous la possibilité de le faire par courrier, par fax et par mail.
Je vous engage véritablement à le faire.
(Le 8 juillet, c’est la veille de la finale de la Coupe du Monde de football. Je veux rêver d’une victoire de la France autant qu’à notre victoire définitive contre le tracé rouge et pour le tracé du consensus.)