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 Accueil / Andrésy au quotidien / Cadre de Vie / Débat Public Francilienne

 Présentation du 19 juin

Texte de la présentation du tracé blanc par Denis FAIST, Maire Adjoint d'Andrésy

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs de la CPDP,
Mesdames et Messieurs de la DREIF,
Mesdames et Messieurs,

Andrésy a pris au mot le Débat Public, et par rapport au dossier du maître d’ouvrage et aux cinq tracés présentés, la mairie d’Andrésy s’est prononcée pour le tracé bleu car il était dans le fuseau Sud-Est, il répondait aux objectifs et il évitait dans le fuseau Sud-Est au maximum les zones urbanisées.

Mais Andrésy n’est pas restée figé sur cette position. Le Maire d’Andrésy ou moi-même avons assisté à toutes les réunions de proximité du fuseau Sud-Est ainsi qu’à toutes les réunions thématiques. C’est grâce à cela et en comprenant les différentes positions, que nous soumettons au débat un tracé qui combine un certain nombre de propositions.

Ce tracé est une proposition, ce n’est pas quelque chose que nous voulons imposer à qui que ce soit. Cette proposition est amendable et améliorable, et nous vous la soumettons.

A partir des différentes réunions, nous avons essayé de répondre aux objectifs qui existaient dans le dossier ou qui sont apparus dans le courant du débat.

Tout d’abord, nous disons qu’il faut qu’il soit dans le fuseau Sud-Est pour répondre aux objectifs, et je crois que le maître d’ouvrage l’a dit tout à l’heure.

De plus, ce tracé doit :
- éviter au maximum les zones urbanisées,
- il doit aller chercher au plus près les zones économiques existantes,
- délester la RN184 et les voiries locales,
- protéger et on l’a vu au cours des réunions thématiques les sites remarquables qui sont notamment cités dans le dossier tels que l’Etang de la Galiotte, les massifs forestiers de Saint-Germain et de l’Hautil, ainsi que les carrières dont il a été fait mention lors de la réunion de proximité d’Herblay,
- protéger les zones humides et les champs captants, notamment en diminuant le nombre de franchissements de la Seine et en évitant les champs captants de Poissy et d’Andrésy,
- intégrer les protections nécessaires pour être Invisible, Inaudible et Inodore.

A cela, s’ajoutent des objectifs supplémentaires qui sont apparus au fil des réunions :
- améliorer les protections des infrastructures existantes : pourquoi faire un tracé si on laisse par exemple l’A15 dans l’état où elle est en terme de protection pour Pierrelaye et Herblay, ou la RD30 à Achères ?
- refaire de la RN184 un boulevard urbain,
- maintenir une voirie départementale Est-Ouest dans la boucle de Chanteloup,
- désengorger la ville de Poissy,
- ne pas faire arriver tous les trafics à Orgeval,
- surtout, engager dès à présent soit l’élargissement de l’A13, soit la suite du prolongement de la Francilienne, c’est-à-dire qu’il faut absolument que l’État exige que dans le prochain SDRIF, ces deux prolongements soient intégrés dans les cartes de ce document d’urbanisme.

Enfin, dernier objectif, mais de taille, c’est que si jamais on essayait de couvrir cette infrastructure sur 22 kilomètres, elle serait soit impossible à réaliser parce que trop coûteuse, soit elle serait dissuasive pour les trafics.

Si on parle du Nord, on part de Saint-Ouen-l’Aumône, on prend le tracé rouge comme l’a indiqué le maître d’ouvrage tout à l’heure avec les améliorations possibles, et on fait l’échange qui était prévu pour rejoindre les zones d’activité de Saint-Ouen-l’Aumône.

En cela, le tracé bleu posait un problème puisqu’il coupait en deux la plaine de Pierrelaye et il coupait les irrigations qui étaient prévues. Le tracé rouge à cet endroit permet d’améliorer le traitement de la plaine, de ne pas inciter à l’urbanisation et de desservir au mieux les zones économiques.

Sur Pierrelaye, le maître d’ouvrage l’a signalé tout à l’heure, il y a une amélioration possible qui est de s’écarter des Grouettes, d’améliorer le passage sur le ru de Liesse. Ensuite, nous pensons qu’il serait bon, non pas de continuer sur le tracé rouge mais d’emprunter le sillon de l’A15, probablement en doublant complètement le nombre de voies et en séparant les trafics et en profitant pour protéger l’A15 sur toute la longueur de ce parcours, voire audelà jusqu’à la 11ème Avenue. Cela permet aussi des connexions vers la ville nouvelle à partir de l’A15 et de la RN14.

Ensuite, si on passe à Herblay, on quitte l’A15 à peu près au niveau de la station service, côté Paris, ce qui permet d’éviter de confondre cet ouvrage avec la 11ème Avenue et son nouvel échangeur. On propose de ne pas faire d’échangeur avec la RD48 pour justement mieux protéger cet ouvrage, pour l’éloigner au maximum des urbanisations. La ligne jaune que vous voyez est une ligne à haute tension aérienne qui sillonne ce territoire le long de cette liaison, et l’idée est de faire passer le tracé à ce niveau-là, le plus près possible, donc le plus loin des urbanisations.

Enfin, il évite les carrières et c’est un tracé qui n’a qu’une seule pente importante comparé à d’autres. En effet, il emprunte un plateau au Nord et un plateau au Sud et n’a qu’un seul franchissement de fleuve.

Dans la plaine d’Achères, l’objectif est, à ce niveau-là, de trouver le meilleur tracé possible sachant que, depuis la rive droite, il est protégé de la vue par une rangée d’arbres, mais il faudra en améliorer l’insertion et permettre les développements prévus par les Communes concernées.

Ensuite, on arrive à Achères sur la rive gauche, et je rappellerai à tout le monde ici qu’Andrésy a une rive gauche qui se situe au débouché de l’Oise jusqu’au barrage dit d’Andrésy, et que le territoire qui longe ce tracé blanc est aussi à Andrésy, contrairement à ce que certains voudraient bien dire.

A ce niveau, on fait un échange avec la RN184 et la RD30. C’est une proposition, on peut aussi passer sous la forêt, on n’y voit aucun inconvénient, c’est une question de coût, d’efficacité et de faisabilité.

On passe ensuite en tranchée couverte sous la totalité de la RD30, depuis l’échange Nord de la RD30 jusqu’au rond-point avec le Technoparc et les usines de PSA. L’intérêt est que les échanges du Nord et du Sud sont hors des zones inondables.

Cela permet également de reprendre directement les trafics de la future plate-forme multimodale, des zones d’activité et directement les usines de PSA, GEFCO et le Technoparc. Cela permettrait aussi de s’engager, quels que soient les trafics, à ne pas doubler la RD30 et de la réaménager selon les souhaits de la ville simultanément à la réalisation de l’autoroute.

L’échange du Sud peut être réalisé, c’est à déterminer par le maître d’ouvrage, au Sud du rond-point existant, donc le plus éloigné possible de l’urbanisation. A partir de là, on démarre un tunnel, non pas en forêt, mais directement de ce point, sous la forêt, ce qui permet de n’avoir aucun échangeur dans la forêt.

On rejoint directement le futur échangeur entre l’A14 et la RN13. On en profite si on peut pour requalifier la RN13 à deux fois une voie dans la forêt afin d’améliorer l’insertion dans le paysage, et pour demander le classement de la forêt en forêt de protection simultanément.

On arrive à l’échangeur avec l’A14, puis sur le Sud et la connexion éventuelle avec l’A13. en ce qui concerne l’A14, le trafic montre qu’il n’est pas nécessaire de la doubler, contrairement à ce qui était indiqué dans le dossier du maître d’ouvrage, parce que d’une part on devrait pouvoir négocier avec le concessionnaire pour lui dire qu’on va lui amener du trafic payant vers Paris, et que donc le trafic vers la province reste gratuit.

A partir de là, trois options s’offrent à nous : soit l’option qu’avait donnée le maître d’ouvrage pour rejoindre l’A13 au niveau de l’échangeur d’Orgeval, mais ce n’est pas celle qui nous satisfait, soit rejoindre l’A13 en essayant de créer une voie entre la RD30 et l’échangeur d’Orgeval, soit une connexion plus loin que la côte d’Orgeval, comme cela vient d’être proposé.

On a vu dans les débats et dans les réunions que le prolongement futur de cette infrastructure aboutissait à un cul-de-sac qui crée un embouteillage, y compris sur la RN13 à Orgeval et sur la RD148. Nous demandons que le maître d’ouvrage, c’est-à dire l’État, s’engage à mettre dans le porté à la connaissance du SDRIF que l’élargissement de l’A13 reste une possibilité, et que, comme c’est le cas aujourd’hui pour les tronçons qui nous occupent, qu’il mette un pointillé qui rejoigne Saint-Quentin en Yvelines en mentionnant : « tracé à rechercher en vue du bouclage de la Francilienne ».

Je vous remercie de votre attention.

 




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