Marchés publics - Avis en cours
 Résultats élections municipales
 La Mairie recrute
 Numéros et liens utiles
 Démarches administratives
 Pharmacies de garde
 Professionnels de la Santé
 Transports
 Calendrier des collectes de déchets
 Cimetières et lieux de culte
 Mieux vivre ensemble
 Plan de la ville
 
Horaires de la mairie :
8h45 - 12h / 13h30 - 17h15
samedi 8h45 - 12h.
Adresse : Hôtel de ville,
bd Noël Marc. 78570 ANDRESY
Tél : 01 39 27 11 00
Fax : 01 39 70 96 28

 Accueil / Andrésy au quotidien / Bienvenue à Andrésy

 Andrésy, la Seine et l’île Nancy...

En + 

Heures d'ouverture de l’île Nancy


 Andrésy entre ciel et Seine...

L’Ile-de-France bénéficie d’un réseau hydrographique très dense, organisé autour de l’axe de la Seine et de deux affluents majeurs : la Marne (525 Km) et l’Oise (302 Km).

La Seine (776 Km) déploie tout au long de son cours de grands méandres dans une large plaine. Par la Seine, Andrésy est distante de 72 Km de Paris. Près de vingt îles jalonnent ce parcours.

Andrésy est située au confluent de deux de ces grandes voies navigables : la Seine et l’Oise, là où commence un nouveau méandre.

Ce point de rencontre formant un éperon, appelé « Le Pointil », voit chaque année, se dérouler les cérémonies du « Pardon de la Batellerie ».

L’île d’Andrésy, longue de 3 km, est formée de trois îles, réunies en 1846 pour faciliter la navigation : « l’île d’en bas », vers Poissy, « l’île du devant », artificielle, construite sur ordre de Colbert (centre ville), et « l’île Nancy » (devant la mairie).

La ville, dominée par la colline boisée de l’Hautil (169 m), point culminant de toute la Région parisienne, a un très beau point de vue.

De par sa situation exceptionnelle, Andrésy connaît, dès les temps les plus lointains, peuplement et développement. Les voies d’eau étant un élément essentiel de la civilisation, Andrésy en a bénéficié très tôt.

 Un peu d'histoire...

 Les Romains évaluant, dès leur arrivée dans la région, la situation stratégique, à la fois terrestre et fluviale, d’Andrésy, installent un camp sur l’Hautil. Leur flotte, «classis anderitianorum», basée au confluent, est commandée par un «Praefectus» qui habite à Lutèce. Les Romains édifient des ouvrages de défense sur l’Oise et barrent la Seine avec de grosses chaînes la nuit. Cette position leur assure le contrôle complet des voies de communication.
 L’île est transformée en lieu de repos et de plaisir pour la garnison… 
Les bois et les îles très giboyeux d’Andrésy attirent les rois de France. Henri IV vient chasser à plusieurs reprises dans la forêt et se reposer dans un des châteaux du lieu. Louis XIII séjourne aussi dans la ville.

Lorsque Louis XIV chasse en forêt de Saint-Germain, les enfants royaux viennent jouer dans l’île d’Andrésy, par un bras de Seine, appelé plus tard « Le bras des Dauphins ». Les piqueux et les chiens, eux, passent par le « bras des chiens ». 

En 1836, on construit un pont suspendu sur l’Oise pour remplacer le bac à péage, appelé « passage-chevaux », seul moyen d’accès à Conflans. 

En décembre 1840, le bateau à aubes qui ramène la dépouille mortelle de Napoléon Ier, de retour de l’île de Sainte-Hélène, fait une escale à Andrésy. Les marins bivouaquent sur l’autre extrémité de l’île. 

A la même époque, la canalisation de la Seine est réalisée grâce à la construction de deux barrages éclusés « à aiguilles », de part et d’autre de la ville. Ceux-ci seront détruits plus d’un siècle plus tard. Une écluse remplaçant l’un des vieux barrages est mise en service en 1959. Un barrage-écluse de grand gabarit la remplacera en 1974. De très importants travaux de modernisation ont été réalisés dernièrement. Ce barrage de conception innovante est unique en France, et a même servi de modèle pour un ouvrage au Canada sur le Saint-Laurent.

Ce barrage voit transiter chaque jour l’un des plus gros trafics fluviaux de France. A la fin du XIXe siècle, Andrésy connaît une vie portuaire intense. Le halage des bateaux par traction animale (chevaux ou bœufs), le « touage à vapeur », le remorquage, les ateliers de réparations, les commerces, les restaurants et les hôtels fournissent une intense activité aux Andrésiens.

 Andrésy est très prisée des Parisiens, amateurs de bateau, de pêche et de bonne chaire.  

En 1883, Guy de Maupassant relate son voyage de Paris à Rouen : «Nous avons accompli en quatre jours un voyage que bien peu de Français ont fait… Nous avons simplement descendu la Seine, la belle et calme rivière, dans un de ces petits bateaux à deux personnes qu’on nomme des yoles… Voici Andrésy, chère aux amoureux…». 

François, son valet de chambre, contera la rencontre amoureuse de l’écrivain avec « Madame X » : « Je passais à Andrésy, en yole bien entendu. Après avoir contourné l’île et donné un coup d’œil au barrage de Fin d’Oise… je me dirige vers un orme… me promettant un peu d’ombre… la place est occupée… c’est une femme qui a un chapeau de canotier et un maillot… Je vais me promener sous la belle allée des tilleuls d’Andrésy… Au restaurant Chantry, le restaurateur me dit qu’elle est mariée au monsieur brun. Sur le moment, je suis un peu dépité, puis le tavernier revient m’apprendre qu’il croyait avoir entendu dire qu’ils devaient se séparer. L’inconnue me parut jolie, de caractère espiègle, genre gamin de Paris… Quelques semaines plus tard, j’étais lié avec cette société, qui adorait le bord de l’eau…». 

L’arrivée du chemin de fer, à partir de 1889, contribue à la notoriété d’Andrésy. Les sports et les fêtes nautiques, la natation y attirent beaucoup de monde. 

Les bateaux-lavoirs se transforment en cabines de bain. La Belle Otéro (1868-1965) se baigne dans la Seine pour le grand plaisir de tous !  

« Le Touriste », un ancien bateau à vapeur publicitaire, construit pour l’Exposition Universelle de 1900 par les Grands Magasins du Louvre, amène les Parisiens, amateurs de campagne, de pique-niques et de pêche. Le repos dominical institué en 1906 incite chacun au repos et aux distractions.

Les restaurants, très animés, prennent des allures de guinguettes chaque fin de semaine et pendant les vacances. Les restaurateurs offrent à leurs clients la pêche du jour, la matelote de poissons de la Seine, la friture d’anguilles et de goujons avec le « vin d’Andrésy », qui est très renommé et vendu dans les meilleures maisons de la capitale.

Ils servent les premiers primeurs de la région parisienne et, pour le dessert, les amandes et les figues, spécialités d’Andrésy. 

Julien Green (1900-1998), a passé ses vacances à Andrésy. « Souvenirs de grandes vacances lumineuses » qu’il évoque dans son journal avec émotion.

« Maman découvrit l’endroit alors le plus charmant des environs de Paris... Chaque année, à Andrésy, nous autres, les Green, nous louions une villa différente… On faisait quelques pas sous une double rangée de tilleuls et un petit talus d’herbe descendait jusqu’aux berges de la Seine que je regardais avec émerveillement… Des rideaux d’arbres dérobaient en partie le fleuve…».

« De la berge, je voyais une île longue et magnifiquement parée de grands arbres… Et de temps en temps passaient des bateaux-mouches pleins de passagers… A d’autres moments, un mugissement plaintif annonçait un remorqueur… Venaient alors au bout d’une corde les admirables bateaux plats dont les quilles s’ornaient de noms charmants et mystérieux : La Marie-Jeanne, La Fille du Nord, La Malouine, La Louise…». 

Si les écrivains ont apprécié la ville, les peintres Daubigny, Berthe Morisot et Albert Marquet ont immortalisé les berges de la Seine. 

De très nombreux artistes ont vécu à Andrésy. En 1924, la famille de Léon Gaumont, l’un des créateurs du cinéma et l’inventeur du cinéma parlant, acheta une maison dans l’île. Dans les années 1980, le violoniste Ivry Gitlis en fit de même.

 Plusieurs familles y résident toute l’année.  
Cette vie insulaire est partagée par plus de 100 espèces d’oiseaux : pics, canards, cygnes, foulques, cormorans font la joie de tous. L’hiver, on peut admirer des oiseaux migrateurs : cigognes noires et oies du Grand Nord, qui trouvent ici le repos avant leur grand voyage.  Tous ces oiseaux ont été recensés par un ingénieur-écologue du Museum de Paris qui poursuit le baguage et la pose de nichoirs. 

Les travaux de l’île ont été réalisés avec un seul souci : la préservation de l’environnement du parc naturel. Quelques arbres sont laissés à terre pour certaines espèces d’oiseaux. Plusieurs endroits sont en friche volontairement afin qu’une espèce de papillons bleus, très rare, puisse se poser sur les orties.


Catherine de la Croix


Accueil - Contact - Foire aux questions - Plan du site